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Christophe
ANTOINE (Estrallye) et Jérome SCHMITT entourés de
l'équipe d'assistance "Auriol Compétition"
L’aventure Monte-Carlo a commencé dès la fin
du Rallye des Cévennes en novembre dernier. Nous avons
préparé des présentations de notre projet
pour nos partenaires. Le montage financier était serré,
mais grâce à l’aide du Groupe Sitterlé
qui nous a mis à disposition la SUZUKI Swift et aux partenaires
qui souhaitaient participer à cette épreuve mythique,
nous avons pu confirmer notre inscription la veille de Noël.
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Afin
de mener à bien un tel projet, nous avons choisi de faire
appel à la structure « Auriol Compétition
» pour la gestion de l’assistance.
Une fois les démarches administratives et une bonne révision
de la voiture effectuées, nous avons pu réaliser
une séance d’essais dans les Vosges (tests des pneus
et comportement de la voiture sur la neige) grâce à
l’aide de l’ASACAR et des ambulances MADER.
Nous
avons commencé les reconnaissances le lundi 12 janvier
avec un parcours très étendu (Ardèche, Hautes
Alpes et région PACA), pour terminer le dimanche 18 janvier.
En plus du travail sur les spéciales, les séances
vidéos ont permis d’affiner et de valider la prise
de notes. |
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Cette
semaine de reconnaissance a été très instructive.
En effet, les conseils de Nicolas KLINGER (copilote de Nicolas
VOUILLOZ, champion en titre IRC) ainsi que les échanges
et le retour d’expérience des "grands"
du Rallye (Didier AURIOL, Nicolas VOUILOZ, Freddy LOIX, Kris MEEKE,
Stéphane SARRAZIN et Sébastien OGIER) nous ont appris
beaucoup de choses sur la préparation, la gestion et l’optimisation
d’une telle course.
L’aide
apportée par nos ouvreurs, Jonathan FRITSCH et Rémi
TUTELAIRE, était indispensable, les conditions météorologiques
changeantes demandaient des compléments dans nos notes
: beaucoup de glisse, glace, attention piège... |
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Le
départ de Monaco est donné le mercredi matin. La
première spéciale étant déjà
très sélective, nous partons pour rouler à
notre rythme mais dès les premiers virages, une Peugeot
206 accidentée nous rappelle à l’ordre. Tout
au long de la spéciale, nous apercevons plusieurs voitures
arrêtées... Nous avons l’impression de ne pas
avancer mais nous rattrapons une première voiture puis
une seconde juste avant l’arrivée. Au point stop,
on nous annonce le vingtième temps scratch et nous sommes
en tête de notre catégorie. Nous
sommes contents mais aussi conscients que la course sera longue,
qu’il faudra être attentif jusqu’au bout, la
preuve : sur la liaison, les routes sont très glissantes
!
Nous
enchainons avec les deux autres spéciales de la journée
sur un rythme un peu moins soutenu afin d’éviter
la faute et nous rentrons à Valence avec 2 dixièmes
de retard sur l’équipage italien en tête de
notre catégorie. |
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La
seconde étape comporte deux boucles de trois spéciales.
Un choix de pneus différent et un rythme défensif
nous font perdre une minute sur l’équipage italien
dans la première spéciale puis nous réalisons
tour à tour les meilleurs temps.
Dans
la spéciale de Saint Bonnet, le froid est magnifique avec
de la neige, beaucoup de spectateurs et dans les villages sur
la liaison, c’est la fête : les banderoles, les enfants
qui nous saluent, la gendarmerie qui nous prend en photo (sans
le PV !).
A la
fin de cette deuxième journée, nous finissons à
une minute trente de l’équipage italien en tête
de la catégorie, mais il reste 140 kilomètres pour
rattraper ce retard.
La première
spéciale de la troisième étape, Montauban
sur l’Ouvèze, s’annonce très enneigée.
Après les premiers virages, la Skoda de HANNINEN est arrêtée
contre un arbre puis un kilomètre plus loin, la Peugeot
207 de Kris MEEKE, roues arrachées, git sur la voie de
droite. Nous continuons sur notre rythme, nous doublons quelques
voitures et dans la descente de l’arrivée, nous apercevons
au loin la Swift italienne : nous lui avons repris 37 secondes.
Cette
spéciale nous positionne de façon idéale
avant la grande nuit finale. |
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Après
4 heures de parcours de liaison, puis 4 heures d’attente
à Monaco, nous abordons la spéciale mythique du
col du Turini. Les italiens observent nos choix de pneus et s’élancent
juste devant nous. L’adhérence n’est pas idéale
et il faut être prudents. La longue montée sur le
col de l’Orme nous amène sur la Swift italienne arrêtée
avec un demi-train arraché. Dommage, la bagarre s’arrêtera
là... Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut
se relâcher. Le verglas est présent sur le plateau
de Peira-Cava et la neige fait son apparition au col de Turini
ainsi que dans la descente. Nous passons la ligne d’arrivée
avec soulagement.
Nous
n’avons pas le temps de décasquer, nous enchainons
le petit parcours de liaison et nous voila aussitôt au départ
de Lantosque : toujours du verglas, mais pas de neige.
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De
retour à Monaco, nous équipons la voiture de quatre
pneus cloutés pour les deux dernières spéciales.
Etrangement et malgré l’heure tardive, il y a moins
de verglas et donc plus de "grip". Nous améliorons
notre temps de trois minutes dans la spéciale du Turini
et franchissons l’arrivée à Lucéram
avec une grande satisfaction !
Sur
le parcours de liaison de retour à Monaco, nous recevons
les premiers messages de félicitation et nous réalisons
que nous avons fini le mythique Rallye Monte-Carlo dans des conditions
météorologiques tout aussi mythiques. Nous obtenons
la victoire dans notre catégorie, la classe 1600 cm3 du
groupe N avec une belle seizième place au classement général
devant des voitures plus puissantes et plus performantes (quatre
roues motrices). |
Un grand merci à
l’équipe « Auriol Compétition » et à
nos partenaires : Groupe Sitterlé, ASACAR, Axians, Loos International,
Ambulances Mader, Lénys Concept et le Conseil Général
du Haut Rhin.
Le prochain
rendez-vous de Jérôme et Christophe sera le Rallye Lyon-Charbonnières
qui correspond à la première manche de la SUZUKI Rallye
Cup 2009 et du Championnat de France des Rallyes.
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