Article de presse de L'union
La 20e édition du rallye des Côteaux champenois n'aurait jamais dû échapper à Jean-Jacques Lebrun. Sur les routes du pays rémois, hier, le Vervinois caracolait en tête, s'appropriant les meilleurs chronos des cinq premières spéciales. A l'appel de la 6e, sur les 4.400 m entre Courville et Crugny, le Thiérachien comptait ainsi neuf secondes d'avance sur son rival le plus sérieux, Daniel Fores. Le duel, attendu, tournait nettement à son avantage. « C'était une avance conséquente. J'avais presque course gagnée. Il ne me restait plus qu'à gérer », assurait le Picard, déjà lauréat cette saison sur ses routes de Thiérarche, à Neufchâtel-en-Bray et Envermeu Ð deux épreuves de Seine-Maritime Ð, au rallye national du Cher et, la semaine dernière, au rallye du Val d'Ancre (Somme). Le 6e scratch lui tendait les bras. C'était sans compter sur un cardan qui le trahissait dès les premiers hectomètres de cette avant-dernière ES. Lebrun ne pouvait plus compter que sur deux de ses quatre roues motrices pour propulser sa lourde Toyota Celica. Moins d'une seconde Un mauvais tour du cardan et les aiguilles trottaient soudain contre l'Axonais. Tenant du titre, Daniel Fores gommait alors quasiment son handicap, reprenant plus de 7 secondes. Le viatique du Vervinois avait fondu sur les routes de la Vallée de l'Ardre. Le retour pour un ultime passage sur les routes de Bouvancourt et Pévy (5,05 km) permettait au Lorrain d'enfoncer le clou. Jean-Jacques Lebrun rendait trois nouvelles secondes au Lorrain. C'était deux de trop pour envisager une sixième victoire en dix sorties cette année (5 victoires, 4 autres podiums et un seul abandon). « Je me console en me disant que je suis le 2e ou 3e pilote ayant marqué le plus de points en France jusqu'à présent », confessait celui qui, battu de 9 dixièmes seulement, rêvera sans doute de revanche, la semaine prochaine à Saint-Gobain (Aisne). Daniel Fores ne sera pas là pour lui mettre des bâtons dans les roues. Le résident de Sommelonne ne savait pas encore, hier à la descente de sa Peugeot 306 Maxi (2 roues motrices), où il se produirait. Le vainqueur du rallye de l'Avallonnais Ð également sur le podium de rallyes nationaux, notamment en Franche-Comté et Bourgogne Ð était encore à sa joie de remporter un quatrième succès sur l'épreuve rémoise. « Ayant le n° 1, j'ouvrais la route. Ce n'est pas facile. Les routes étaient glissantes mais cela reste un beau rallye avec des routes escarpées, obligeant à une conduite très technique. Cela prépare bien à la finale nationale à Epernay où je me suis déjà imposé », conclut le quinquagénaire meusien.
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